Développement personnel

Les techniques de développement personnel visent à la transformation de soi : soit pour se défaire de certains états pathologiques (phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances (mieux communiquer, gérer son temps, s’affirmer). Les démarches de développement personnel trouvent leurs racines dans les techniques spirituelles des sagesses antiques (stoïcisme, épicurisme, bouddhisme). Elles ont d’abord connu un essor en Californie dans les années 1960, avec le mouvement de la psychologie humaniste (Abraham Maslow, Carl Rogers) centré sur l’épanouissement individuel. Puis les années 1970 ont vu l’essor de l’analyse transactionnelle, de la programmation neurolinguistique, des techniques de relaxation (comme la sophrologie), de la thérapie systémique. Depuis les années 1990, d’autres techniques ont vu le jour : les thérapies comportementales et cognitives, le coaching, la psychologie positive et la psychologie des addictions.

Les différentes techniques reposent sur une démarche commune fondée sur deux principes :

Apprendre à se connaître : repérer les schémas de pensée et scénarios de vie inconscients qui structurent nos façons d’être et d’agir.

Changer et modifier ses conduites : souvent par petites doses, ancrage, changement d’environnement, messages positifs et certaines ruses (substituer des addictions positives aux addictions négatives).

Le développement personnel est caractéristique d’une société d’individus réflexifs agissant par motivation, autonomie et projet personnel plutôt que par injonction et contraintes imposées.

© Le Cercle Psy – Le développement personnel de A à Z – Jean-François Dortier – Article publié le 20/05/2011

 

Psychothérapie et développement personnel

À première vue, des différences claires existent entre la psychothérapie et le développement personnel. La première s’adresse à des personnes qui ont besoin de réduire une souffrance pathologique (la dépression, l’anxiété, une phobie, etc.). Le second concerne des sujets a priori bien portants, ou se percevant et se définissant comme tels, mais qui demandent à améliorer leur équilibre ou à découvrir de nouvelles ressources en eux-mêmes (la créativité, la stabilité émotionnelle, l’aptitude à communiquer…). Souffrances à diminuer ou mieux-être à développer : les rôles semblent donc bien répartis. En réalité, les frontières sont plus perméables qu’il y paraît. Le développement personnel, souvent inadapté au traitement des maladies psychiques, peut par contre s’avérer un bon outil de prévention des rechutes de ces souffrances, et s’avérer une forme de psychothérapie prophylactique : il en est ainsi du travail sur la capacité à pardonner (pour les traumatismes psychiques), à s’affirmer (pour les phobies sociales) ou de la pratique de la méditation (pour les dépressions récurrentes), autant de démarches issues du développement personnel et qui ont été l’objet d’études de validation scientifique. À l’inverse, des techniques de développement personnel, certes intéressantes, comme l’analyse transactionnelle ou la programmation neurolinguistique (PNL), sont parfois utilisées comme outils de psychothérapie, alors qu’elles n’ont pas à ce jour été l’objet d’évaluations sérieuses dans le contexte de troubles psychiques avérés.

© Le Cercle Psy

 

Voir également : Coaching , estime de soi, PNL